Les couvre-chef d'Asie centrale constituent un univers par eux-mêmes.

Au XIXème siècle, on disait que l'on pouvait identifier un homme à sa calotte. Groupes ethniques, tribus, régions, villes ou villages même, étaient reconnaissables d'après le style et les ornements des chapeaux... A l'époque soviétique, la calotte brodée de couleurs vives devint à la mode pour tout le monde, indépendamment de l'âge ou du sexe. Avec les blouses d'Ikat, elle intègre le costume national des femmes ouzbeks.
Ces calottes sont connues sous plusieurs noms : toubeteïka douppi en ouzbek ; takiya, en karakalpak ; et toki en tadjik.

Source : "Soie et coton, trésors de la route de la soie", Susan Meller, Ed. de la Martinière