Les patchworks

Reines du patchwork, les femmes turkmènes réalisent, par une technique de couture qui consiste à assembler plusieurs morceaux de tissus de tailles, de formes et de couleurs différentes, des coussins et des tentures. Elles utilisent des tissus industriels unis rehaussés d’inclusion de tissus artisanaux plus nobles et plus coûteux comme les soies. On appelle ces pièces des Caroq.

La réalisation du patchwork avait d'abord un but pratique de réutilisation de fragments de tissus divers issus de découpes nécessaires pour d'autres travaux. Le patchwork a également de puissantes propriétés apotropaïques. Les motifs compliqués de tissus multicolores, habituellement composés de plusieurs petits triangles talismaniques, étaient sensés troubler les mauvais esprits. Une famille dormant sous des couettes et des tentures de Caroq pouvait se sentir tout à fait en sécurité.

On a trouvé des représentations très anciennes de patchwork en Inde et en Égypte. La tradition rapporte que ce sont les croisés qui ont apporté en Italie et dans le sud de la France cette technique trouvée en Palestine.